Les peintures glycérophtaliques Ce sont les fameuses peintures à l’huile (de lin généralement), laquelle n’est en réalité que le liant qui permet de tenir ensemble les pigments et/ou les sels qui font la peinture. Encore que l’huile elle-même tend à disparaître puisqu’elle est aujourd’hui couramment remplacée par une résine synthétique issue d’une réaction chimique appelée résine alkyde. Ce type de peinture est préféré pour son aspect décoratif traditionnel, sa solidité (si on tape dessus, la peinture résiste sans se morceler par exemple) et sa résistance à l’humidité puisque l’eau ruisselle dessus sans l’imprégner. De fait, elles sont lessivables et résistent également aux attaques des produits ménagers. Même si elles sont beaucoup moins employées qu’auparavant, Stéphane Fabre, responsable de Art Déco Habitat, basée dans les Bouche-Du Rhône, estime que les peintures glycérophtaliques ont encore leur utilité, ne serait-ce, dit-il, que pour leur acquis historique, quand les professionnels préparaient eux-mêmes leurs produits. «Même si les qualités sont similaires, beaucoup de gens trouvent que la peinture à l’huile est plus esthétique que la peinture à l’eau». Les professionnels peuvent également y recourir pour des «travaux anti-rouille sur de la métallerie», explique Remi Marco. Toutefois, la version moderne de la peinture à l’huile présente encore les défauts de contenir des quantités importantes de solvants et de dégager de fortes odeurs. Elle est enfin plus longue à sécher. Les peintures acryliques dite en phase aqueuse. Les peintures acryliques sont d’un usage plus récent mais ont rapidement conquis professionnels et particuliers puisqu’il s’agit désormais des peintures les plus utilisées à l’intérieur. La raison en est simple : elles sont fabriquées à partir de résine d’acrylique qui se dilue dans l’eau et s’appliquent sur tous les matériaux ou presque. De plus, elles sont sans odeur, sèchent rapidement, permettent le nettoyage des outils à l’eau courante et, enfin, contiennent peu, voire pour certaines plus du tout, de solvants, ce qui les rend ‘écologiquement correctes’. Pour des raisons d’hygiène, de normes et aussi d’écologie, ce sont donc les peintures que vous trouverez le plus facilement et abondamment dans le commerce. A noter qu’elles peuvent être nettoyées à l’eau mais, en aucun cas, lessivées, leur résistance aux produits ménagers étant bien moindre que la peinture à l’huile. «Il s’agit également d’un produit moins cher, qui contient moins d’ammoniaque», continue Stéphane Fabre, responsable de l’entreprise Art Déco Habitat, basée dans les Bouche-Du-Rhône. Les peintures spécifiques Si le matériau du support peut influencer le choix de la composition chimique et de la famille de peinture, et même si celle-ci est conçue pour s’appliquer sur le plâtre, le béton, le ciment ou autres, il existe toutefois des matériaux rétifs, comme le bois, qui demandent des peintures spécifiques. En effet, le bois sera traité avec des apprêts (produit destiné à protéger le bois contre les agressions parasitaires) et des lasures, pour les embellir. Il en va de même pour la peinture sur métal. De même, d’autres produits peuvent intervenir pour ce qui concerne le travail du peintre décorateur, qui en aura besoin pour obtenir des effets particuliers, comme le faux bois, le faux marbre ou les trompe l’œils. (voir à ce sujet notre article : Le peintre décorateur : un vrai travail de… faussaire. A noter enfin que des peintures possèdent aujourd’hui le label NF environnement.